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POURQUOI LES DEMANDES DE MASHKENTA ONT-ELLES AUGMENTÉ ?

  • 27-08-2020
  • Investissement
  • Dr Judith Kahn

Le public saurait-il quelque chose que les économistes ont du mal à diagnostiquer?
Alors que des données peu positives sur la santé économiques et le chômage sont publiées, le marché hypothécaire est à nouveau en plein essor. On pourrait presque conclure qu'il n'y a plus de crise !


1. Une forte baisse du nombre de défauts de paiement hypothécaire
En juillet, 6,5 milliards de shekels de prêts hypothécaires ont été contractés. Une telle échelle indique non seulement un mois sans crise, mais un véritable boom par rapport aux périodes précédentes.
En juillet, on a noté une forte baisse des demandes de gel de mashkenta, accordé exceptionnellement face au Corona. En mai, le public avait reporté un quart de sa dette hypothécaire, soit environ 94 milliards de shekels. Il semblerait donc que la plupart des emprunteurs qui ont opté pour des voies de report pour une période de trois mois en avril, ont décidé de leur propre initiative de ne pas prolonger le report et de revenir au paiement des mensualités.

2. Le taux des «hypothèques à risque» en hausse
Un autre élément qui témoigne d'un grand optimisme de la part du public est le volume des prêts à risque. Parmi les emprunteurs de prêts à risque, la place des jeunes couples qui achètent des appartements à prix réduit (mekhir lamishtaken). Environ 6 000 hypothèques ont été contractées entre avril et juillet par ceux qui sont généralement considérés comme la population la plus vulnérable.
En ce qui concerne les investisseurs c'est une autre paire de manches. Il y a également eu une légère augmentation de leur part. Serait-ce en lien avec la réduction de la taxe d'achat pour les investisseurs? Difficile à dire. On ne dispose pas encore d'assez de recul.

3. La clef de ce mystère: les demandes en attente
En vérité, l'explication est simple et réside probablement dans le fait que ceux qui souhaitent souscrire à un prêt en avril/mai ont mis en pause leur projet afin de voir comment allait évoluer la crise, par crainte d'une catastrophe économique. Le confinement étant terminé, ils sont peu à peu revenus à leurs projets d'achat.
 "Concernant les nouveaux emprunteurs», précise un banquier, «il faut souligner que nous opérons actuellement sous une réglementation très stricte. Une personne qui veut souscrire un crédit immobilier doit faire preuve à la fois de stabilité d'emploi et de capacité de remboursement."

Dr Judith Kahn
Professeur d’Économie et de Finance
Courtier en crédit immobilier en Israel